Je suis intervenue lors de la table ronde « Humain, business, techno : pour une approche innovante des produits et des services digitaux ».

La demande

Présenter en 5 minutes, à un public de 1000 personnes spécialisées dans les nouvelles technologies, en quoi l’anthropologie peut être utile pour repérer les nouvelles pratiques émergentes dans cet univers des nouvelles technologies.

L’introduction

Rappeler qu’une innovation relève d’une alchimie subtile, puisqu’elle doit proposer quelque chose de nouveau tout en donnant envie d’être utilisée. Autrement dit, sans utilisateurs, une innovation, aussi magnifique soit-elle, ne marchera pas.

L’intervention

Présentation des caractéristiques de « l’observation participante ». En effet, un ethnologue vit sur le terrain qu’il observe et fait donc l’expérience directe des pratiques qui s’y développent. Cette démarche se distingue de l’approche « études » plus classique qui va questionner les personnes.

Présentation de la « grille des 4 champs », que j’utilise en l’adaptant en fonction du sujet, qui sert à analyser les composantes du terrain et/ou du collectif que j’observe :

  1. Le champ des identités : sur quelles caractéristiques se fondent les identités des personnes présentes sur le terrain et/ou dans le collectif ?
  2. Le champ de l’organisation : quelles sont les activités menées, comment sont-elles organisées ?
  3. Le champ du pouvoir : quelles sont les processus qui garantissent, légitiment ou remettent en cause l’organisation en place ?
  4. Le champ des systèmes de pensée : quelles conceptions de soi, des autres, de la réalité… sont-elles à l’œuvre qui permettent de penser et se penser sur ce terrain et/ou dans ce collectif ?

Rappel en conclusion de l’importance des « composantes culturelles » dans l’acceptation, le refus ou l’utilisation d’une innovation, composantes qui ne sont ni immuables ni transformables à volonté.

Lire le programme sur le site de l’EBG